Musées navals ... Témoignage.

Musée Naval

 Au mois de mai de cette année 2017, les retrouvailles nationales annuelles de l'amicale ont eu lieu à Toulon. Les participants ont visité le musée naval près de l'arsenal.
Je vous parle du Musée, car j'ai fini ma carrière marine au musée...! Cela peut faire sourir certains, car c'est au musée que l'on met les vieilleries .! Mais je n'étais pas «au rencard» car mon affectation était un poste à responsabilités. J'avais en charge le fonctionnement, la conservation des collections de tous les musées de la Méditerranée: en gros les fonctions de Conservateur, sans en avoir le titre. A savoir : le carré du port, la tour Royale au Mourillon, la tour Balaguier à La Seyne, La citadelle de Saint Tropez, le musée du Cap d’Antibes, la tour Balangua à Nice.

Historique

Vers 1949, après plusieurs déménagements pour mettre à l'abri les collections durant la guerre, elles sont à nouveau réunies, inventoriées et en partie exposées au musée d'art de la ville. Après la Libération, on affecte au musée naval de Toulon la Tour du Mourillon qui reprend à cette occasion le nom de Tour royale. On installe dans les casemates de cette tour un grand nombre de pièces dont plusieurs appartenaient à l'ancien musée de la Direction de l'artillerie. Mais on doit renoncer à y installer tout objet qui pourrait craindre l'humidité. Le musée de la ville continue à abriter les peintures, documents, maquettes... Pendant un temps, deux musées navals ont donc coexisté à Toulon.

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En 1962 les collections quittent le musée d’art de l’avenue pour être transférées sur le carré du port. Son ouverture est présidée par l’amiral Cabanier, chef d’état-major de la Marine. Il devient établissement public dans les années 1970. Il s'implante dans bâtiment actuel, place Monsenergue, en mai 1981 pour devenir le musée national de la Marine. Le second musée implanté dans la Tour royale ferme ses portes en 2004, ses collections intégrées ou rapatriées à Paris.
C’est en 1966 que je commence mon affectation dans le bâtiment carré du port.

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Je faisais des visites à tous les sites et pour cela demandais une voiture au centre auto. J'avais fait un stage à Paris, au musée naval d'un mois. Ce que j'ai appris de nouveau pour moi, c'est la dorure à la feuille d'or.
Je dois mon affectation à deux choses :
- le fait que je n'avais pas postulé au changement de spécialité, de missilier, et conservé celle d'armurier. Je suis de la vieille école
- étant B.S. Armurier, notre formation ouvrière était très diverse : ajustage, polissage, forges pour le Brevet provisoire. (pour info, j'ai obtenu la mention armurier d'atelier, avec plus de 16 à l'examen).
Formation sur machine outils au Brevet Supérieur : tour, fraiseuse, étau-limeur…
AUJOURD’HUI, c'est un organisme civil qui gère, ne reste qu'un militaire, le directeur à Paris.
Tous les autres sites ont été rachetés par les mairies qui les administrent.
Le personnel que j’avais sous ma direction était :
- un couple de gardien qui était logé au deuxième étage du musée.
- deux ouvriers dans un atelier au troisième étage, qui entretenaient les collections et réparaient les maquettes…
Tous les mardis, une entreprise de nettoyage faisait les sols et vitrines.
Pour la partie 'Musée’, je dépendais directement du directeur au Trocadéro à Paris.
Militairement, du Chef de Cabinet du Préfet Maritime de Toulon.

Je reçois la visite d’un amiral (de réserve) debout près de moi. Pour l’occasion, j’ai dû mettre la tenue, car j’étais toujours en civil.

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Je pense que vous comprenez mieux ma réalisation personnelle de l’écusson de l’amicale, reprenant le dessin de Jacques Pépin.

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Simon GALAND

 

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